18,1 milliards de FCFA de primes en 2025 et la première place retrouvée sur l’assurance vie au Burkina Faso. Pour UAB Vie, c’est l’aboutissement d’une « reconquête » annoncée en juillet 2019, alors que la compagnie n’était que deuxième.

Les chiffres
Dans un entretien publié par Sika Finance le 30 octobre 2026, le directeur général d’UAB Vie, Jean Damascène Nignan, détaille l’exercice 2025 : un chiffre d’affaires en hausse de plus de 14 %, une part de marché de 24,4 %, un résultat net en progression de 15 % et un rendement des fonds propres de 46 %. Le groupe UAB Assurances revendique, lui, 30,17 milliards de FCFA de chiffre d’affaires consolidé, au deuxième rang national, avec 11,6 % de part de marché pour sa filiale non-vie UAB IARDT.

Ces données recoupent les statistiques provisoires du marché relayées par Horonya Finance en avril : UAB Vie y devance SUNU Vie (17,8 milliards) et SONAR Vie (17,03 milliards), trois acteurs au coude-à-coude.

Une remontée en plusieurs temps
Selon le dirigeant, la compagnie avait même perdu sa deuxième place en 2021, après la fusion de deux acteurs du marché. Le redressement s’est appuyé sur une augmentation de capital, la mise en réserve de résultats, un plan stratégique 2019-2022 doté de 1,42 milliard de FCFA et des synergies de revenus et de coûts avec la branche IARDT.

Le nouveau plan 2026-2028, qui coïncide avec les 35 ans du groupe, repose sur cinq axes : croissance rentable, expérience client, transformation digitale, innovation produit et capital humain.

Pourquoi c’est important
Le contexte reste exigeant. Toujours selon les données provisoires de 2025, la branche vie burkinabè n’a progressé que de 1,62 %, à 74,16 milliards de FCFA, quand la non-vie gagnait plus de 10 %. Gagner des parts de marché dans un segment presque stable suppose donc de les prendre aux concurrents.

Pour les banques, l’enjeu se joue sur la bancassurance et la collecte d’épargne longue ; pour les entreprises, sur les contrats de retraite et de prévoyance collective. Une rentabilité des fonds propres de ce niveau devra aussi se confirmer dans la durée.

La digitalisation suffira-t-elle à élargir le marché de l’assurance vie au Burkina, ou la bataille restera-t-elle un jeu de parts de marché entre trois leaders ?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *