Près de 114 milliards de FCFA. C’est le bénéfice net cumulé dégagé en 2025 par les filiales du groupe Coris Bank International, en hausse de 48,6 % sur un an, selon le rapport d’activités du groupe publié le 13 octobre 2026.
Dans le détail, la part revenant au groupe atteint 79,2 milliards de FCFA (+49,3 %). Le produit net bancaire consolidé s’établit à 320,2 milliards (+21,2 %) et les capitaux propres à 650,21 milliards (+25,7 %). Le total de bilan s’élève à 7 724,2 milliards de FCFA au 31 décembre 2025, ce qui placerait le groupe à égalité avec Ecobank dans l’UMOA avec 8,6 % de part de marché.
Le Burkina Faso reste le moteur : la filiale burkinabè, cotée à la BRVM, contribue pour 65,5 milliards (+36,6 %) et porte sa part de marché nationale à 27,8 %, contre 26,8 % en 2024. La Côte d’Ivoire suit avec 24,51 milliards (+45,4 %). Le groupe progresse aussi au Niger, passé de la 6e à la 4e place.
Mais un écart mérite l’attention. Les dépôts de la clientèle bondissent de 28,3 %, à 5 015 milliards, quand les crédits nets ne progressent que de 7,6 %, à 3 145,7 milliards. Les engagements hors bilan, eux, gagnent 54,2 %. Et l’encours reste concentré : commerce, BTP et administration publique pèsent 51,31 % des crédits.
La tendance se confirme en 2026. D’après les chiffres semestriels de la filiale burkinabè rapportés par Le Jecos, le bénéfice net atteint 41,7 milliards au 30 juin 2026 (+23,5 %), les dépôts 2 266 milliards (+23,2 %) et les crédits 1 329 milliards (+7 %).
Pour le secteur, la question devient celle de la transformation des ressources en financement productif, au moment où l’État burkinabè sollicite aussi l’épargne locale.
Les champions bancaires de la sous-région sauront-ils convertir leur surplus de liquidité en crédit à l’économie réelle ?
