Banques et institutions de microfinance sont attendues dans le financement du Plan RELANCE 2026-2030. Le 22 septembre à Ouagadougou, leurs dirigeants ont échangé avec le ministre de l’Économie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, sur l’alignement du secteur aux priorités nationales.

Évalué à 36 190,7 milliards de FCFA, le plan s’étend sur cinq ans et repose aux deux tiers sur les ressources propres de l’État. Mobiliser l’épargne nationale et les financements privés sera donc essentiel pour compléter l’effort public et soutenir infrastructures, éducation, santé et secteurs productifs.

L’enjeu est d’orienter le crédit vers entreprises et projets créateurs de production, de valeur locale et d’emplois. Les institutions de microfinance peuvent élargir l’accès aux services des petites entreprises et des populations moins desservies. Réussir suppose aussi de mieux partager les risques et de rendre les projets bancables.

Le Plan RELANCE vise notamment, d’ici à 2030, à porter le taux d’utilisation des services financiers de 79 % à 88 %, le taux de bancarisation de 37 % à 47 % et le crédit à l’économie de 30 % à 38 %.

La concertation ouvre ainsi un chantier majeur : convertir les capacités du secteur financier en financements concrets, accessibles et orientés vers l’économie réelle.

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