À partir du lundi 26 octobre 2026, une action Sonatel en deviendra dix à la BRVM. L’opération est purement technique, mais elle concerne l’un des titres les plus suivis de la place d’Abidjan. Pour les petits porteurs de l’UEMOA, y compris au Burkina Faso, elle pourrait changer la donne.
Selon le communiqué de Sonatel du 15 octobre 2026, l’assemblée générale extraordinaire réunie le 8 octobre a approuvé un fractionnement au ratio de 1 pour 10, ainsi que la modification des statuts qui en découle. Le nombre d’actions passe de 100 millions à 1 milliard. Le capital social reste fixé à 50 milliards FCFA, ce qui ramène la valeur nominale de 500 à 50 FCFA.
Le calendrier a été arrêté avec la BRVM. La dernière séance sur l’ancienne base aura lieu le vendredi 23 octobre ; le titre fractionné sera coté dès l’ouverture du 26 octobre, sous le même symbole SNTS. La Bourse régionale publiera le cours de référence ajusté dans son Bulletin officiel de la cote. D’après la BRVM, l’action Sonatel a clôturé à 43 500 FCFA le 16 octobre : à cours constant, cela correspond à un prix théorique proche de 4 350 FCFA par nouvelle action.
Pour les actionnaires, rien ne change sur le fond. Chacun reçoit automatiquement dix actions nouvelles pour une ancienne, sans démarche ni frais, via le Dépositaire central et les teneurs de compte. La part détenue dans le capital et la valeur théorique du portefeuille restent identiques au moment de l’opération, hors variation du cours.
L’enjeu est ailleurs. L’opérateur sénégalais met en avant trois objectifs : rendre le titre plus accessible, élargir la base d’actionnaires et favoriser la liquidité. Avec un ticket d’entrée divisé par dix, une seule action deviendrait abordable pour bien plus d’épargnants individuels. Pour les SGI, les banques et les gestionnaires d’OPCVM de la sous-région, c’est l’occasion de mieux répartir leurs ordres et, potentiellement, d’animer davantage les échanges sur une valeur de référence.
Reste une question que les mois suivants trancheront : le fractionnement suffira-t-il à attirer durablement de nouveaux investisseurs particuliers, notamment burkinabè, vers la BRVM, ou la liquidité restera-t-elle concentrée entre les mains des institutionnels ?
